jeudi 16 mai 2013

Séquence à l'Esprit Saint


Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.


Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.


Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.


Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.


O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tous tes fidèles.


Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.


Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.


Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.


A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.


Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.


Belle fête de Pentecôte !

Un ami...


J'ai trouvé cet article ici : http://leschroniquesdelornithorynque.fr/WordPress3/
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Un ministre a menti – stupeur sur la ville, le mensonge est effectivement si rare quand il s’agit de politique et d’argent qu’il y a en effet de quoi en tomber sur le cul de saisissement. Le Grand-Guignol peut commencer.  Tout le monde a un avis de la plus haute importance. Moi pas et pire, j’ai quelques doutes sur la morale profonde des Zorro en peau de lapin qui s’essuient les pieds sur les puissants, non sans s’être d’abord assuré du bout de l’orteil qu’ils étaient bien morts. On ne compte plus les pailles et les poutres, ces temps-ci. Le ministre a menti, oui, et fermement. Le ministre a quitté le gouvernement.  Le ministre est politiquement mort. Le ministre a la justice aux fesses. Le reste regarde un justiciable, ses juges et ses avocats.
Dans tout ce vacarme, peut-être serait-il nécessaire, peut-être serait-il humain de rappeler que derrière la cravate, le mensonge et l’arrogance, il y a un homme et que cet homme est à terre ? Peut-être faut-il souligner, à haute voix, que le pouvoir, le calcul et l’argent ne les protège pas de leur propre viande, de la faiblesse, du désespoir et de la peur ? Qu’on se tue pour moins que ça ? Qu’on ne traiterait pas le dernier des chiens comme on traite cet homme déjà mort, déjà puni, déjà perdu ?
Ce n’est pas le ministre, ce n’est même pas l’homme qui me passionne, très franchement. Il a joué, il a triché, il a perdu. Ceux qui m’intéressent, ce sont ses amis – ceux qui à en croire les journaux lui ont tourné le dos. Si c’est vrai, ça me dépasse.
Imaginez. On sonne à votre porte, vous ouvrez. Sur le palier se tient le mec le plus détesté de France. Il vient de conduire 800 kilomètres, l’âme en torche. Il a une gueule de coupable – il est coupable. Il se tourne vers vous parce qu’à cette heure-là, cette nuit-là, il n’a pensé à personne d’autre. Sa seule présence témoigne de l’importance que vous avez pour lui, lui que tout un pays insulte et méprise. L’amertume, les regrets, la colère – qui sait, le remord, le vrai ? – ont roulé avec lui. Il a son costard froissé par la route, la gueule fatiguée. Il vous demande beaucoup et rien à la fois. Un lit, un café ou un verre, un refuge, quelques mots – un seul, en réalité : « Entre. »
Et vous lui refermez la porte au nez.
Ça en dit plus sur l’ami que sur le ministre. Ça en dit plus sur la nature humaine que les serments trahis ou le pognon planqué.  La règle n’est écrite nulle part, on ne l’admire pas, o on ne le félicite pas, on ne l’excuse pas – mais par tous les saints, on ouvre à un ami.
Un ami, ce n’est ni un confesseur, ni un prêtre et encore moins un juge. C’est quelqu’un qui est là pour ne pas refermer sa foutue porte à celui qui se fait claquer toutes les autres au visage. Un ami, ça écoute, ça engueule peut-être, ça allume s’il le faut, ça secoue et ça hurle peut-être, mais ça ouvre sa putain de porte ou ça perd le nom même d’ami. Si ils ne servent pas à ça – à quoi ?
Ils attendaient quoi, ces gens-là, de leur copain devenu ministre ? Qu’il soit sans failles, sans défauts, sans erreurs et sans mensonges ? On a le droit de l’espérer, mais l’exiger, au nom de quoi, de quelle perfection supposée, de quelle conception tordue de l’amitié ? Ce qu’il a fait n’est pas bien ? Il a planqué du pognon ? Et alors ? Le bataillon de tous les petits moralistes de la dernière heure l’attend déjà au coin de la rue, sans compter les gens ordinaires que toute aigreur mise à part, ça ne fait pas rire, ce genre de petites plaisanteries.
Un ami, ça n’est pas chimiquement pur. Ça fait des bêtises. Ça planque des trucs, ça ne dit pas toujours tout – peut-être parce qu’on se repose, entre amis. Un ami, on le pardonne et on le ramasse quand il se casse la gueule, même quand il l’a bien cherché. Et rien n’empêche de lui en coller une bonne au passage pour le punir d’être aussi gland, aussi menteur, aussi décevant et aussi normal. Mais avant tout, on lui donne ce que les autres lui refusent. De son temps, du silence, un jugement remis à plus tard.
___________
Je ne sais pas ce que je vaux comme ami mais je sais ce que valent les miens. Et si ce n’est pas une raison pour faire les cons, que je vous dise : la porte, je ne l’aurais pas refermé, moi.  Je vous le dois bien.

mardi 14 mai 2013

Encore un pas...


Pousser la porte
Et se trouver devant le plus beau des paysages
Les horizons les plus vastes
Les rêves les plus fous
Les désirs les plus hauts

Ave Maria


Contraste sicilien...


jeudi 9 mai 2013

Méditation pour l'Ascension


« Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, [Jésus] leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : ‘C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche. Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours.’ » Ac 1, 4-5. 
Au moment de monter vers son Père, en ce jour de l’Ascension, Jésus redit sa promesse à ses disciples : « mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici quelques jours. L’Ascension, c’est l’autre face de la Résurrection. Résurrection pourrait vouloir dire que Jésus est revenu parmi nous. Il n’en est rien. Il est monté près du Père. Résurrection signifie que le même qui était mort est vivant de nouveau. Ascension signifie que le même n’est plus comme avant sa mort. Il fait désormais partie du monde de Dieu, qui demeure pour nous le monde à venir.

Jésus avait dit encore à ses disciples, sans qu’ils comprennent alors : « Il est bon pour vous que je m’en aille. Car si je ne m’en vais pas le Protecteur ne viendra pas. Et si je pars, c’est pour vous l’envoyer » (Jean 16,7). Pour être tout en tous, par son Esprit, Jésus doit s’élever de ce monde. 

Ainsi les trois sont liés indissolublement : Résurrection, Ascension et Pentecôte ! Seul l’Esprit Saint peut nous faire comprendre cela, lui qui nous conduira à la vérité tout entière ! (cf. Jean 16,13). C’est pourquoi, en ces deux dernières semaines de Pâques, l’Eglise nous invite à désirer l’Esprit Saint ! Désirer sa présence dans notre cœur, que ce cœur devienne le Temple de l’Esprit. Ce désir ne peut aller sans son complément indispensable : vouloir en nous l’effusion de l’Esprit (Je refuse l’expression « baptême dans l’Esprit » qui n’est autre que le baptême chrétien, et que nous ne recevons qu’une seule fois), c’est vouloir, dans le même mouvement, se laisser conduire par l’Esprit !

Seigneur Jésus, nous chantons la Gloire que ton Père t’a donnée en te faisant monter jusqu’à Lui. Et nous te supplions encore : fais grandir en nous le désir d’accueillir une effusion renouvelée de ton Esprit Saint, et rends nous docile à son inspiration. Avec Marie, apprends nous à nous laisser conduire par Lui !
Mgr Emmanuel Lafont

mardi 7 mai 2013

lundi 6 mai 2013

dimanche 5 mai 2013

Méditation du Pape François à Ste Marie Majeure

Chers frères et sœurs,
Ce soir nous sommes ici devant Marie. Nous avons prié sous sa conduite maternelle, afin qu’elle nous aide à être toujours plus unis à son Fils Jésus; nous lui avons apporté nos joies et nos souffrances, nos espérances et nos difficultés; nous l’avons invoquée avec le beau titre de “Salus Populi Romani” en demandant pour nous tous, pour Rome, pour le monde, qu’elle nous donne la santé. Oui, car Marie nous donne la santé, elle est notre santé.
Jésus Christ, par sa passion, mort et résurrection, nous apporte le salut, nous donne la grâce et la joie d’être enfants de Dieu, de l’appeler en vérité par le nom de Père. Marie est mère, et une mère se préoccupe surtout de la santé de ses enfants, elle sait toujours prendre soin d’eux, avec un grand et tendre amour. La Vierge protège notre santé. Qu’est-ce que cela signifie ? Je pense en particulier à trois aspects : elle nous aide à grandir, à affronter la vie, à être libres. Elle nous aide à grandir, elle nous aide à affronter la vie, et elle nous aide à être libres.
Una maman aide ses enfants à grandir et veut qu’ils grandissent bien ; pour cela, elle les éduque à ne pas céder à la paresse – qui dérive aussi d’un certain bien-être -, à ne pas s’installer dans une vie facile, où l’on se contente de posséder des choses. La maman prend soin des enfants afin qu’ils grandissent toujours plus, qu’ils se fortifient, qu’ils soient capables de prendre des responsabilités, de s’engager dans la vie, de tendre vers de grands idéaux. L’Evangile de saint Luc dit que, dans la famille de Nazareth, Jésus « grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.» (Lc 2,40). La Vierge fait justement ceci avec nous, elle nous aide à grandir humainement et dans la foi, à être solides et à ne pas céder à la tentation d’être hommes et chrétiens de façon superficielle, mais à vivre de façon responsable, à tendre toujours plus vers le haut.
Une maman pense aussi à la santé des enfants en les éduquant à affronter les difficultés de la vie. On n’éduque pas, on ne prend pas soin de la santé en évitant les problèmes, comme si la vie était une autoroute sans obstacles. La maman aide les enfants à regarder avec réalisme les problèmes de la vie et à ne pas se perdre en eux, mais à les affronter avec courage, à ne pas être faibles, et à savoir les dépasser. Une mère « sent » l’équilibre sain entre la sécurité et les zones de risque. Une maman sait faire cela. On ne peut pas toujours être sur la route de la sécurité, sinon on ne peut pas grandir. Mais on ne peut pas non plus être toujours sur la route du risque... une maman sait orienter. Une vie sans défis n’existe pas et un jeune homme ou une jeune fille qui ne sait pas y faire face en risquant le jeu, n’a pas de colonne vertébrale ! Rappelons-nous la parabole du bon samaritain: Jésus ne propose pas l’attitude du prêtre et du lévite, qui évitent de secourir celui qui était tombé sur des brigands, mais l’attitude du samaritain, qui voit la situation de cet homme et y fait face de façon concrète.
Dans sa vie, Marie a vécu de nombreux moments pas faciles, de la naissance de Jésus, quand «il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune» (Lc 2,7), jusqu’au Calvaire : (cf. Jn 19,25). Et comme une bonne mère elle nous est proche, afin que nous ne perdions jamais le courage face aux adversités de la vie, face à notre faiblesse, face à nos péchés: elle nous donne la force, nous indique le chemin de son Fils. Jésus, de la croix, dit à Marie, en montrant Jean : «Femme, voici ton fils !» et à Jean: «Voici ta mère!» (cf. Jn 19,26-27). En ce disciple nous sommes tous représentés: le Seigneur nous confie dans les mains pleines d’amour et de tendresse de sa Mère, pour que nous sentions son soutien pour affronter et vaincre les difficultés de notre chemin humain et chrétien. N’ayez pas peur des difficultés ! Affrontez-les avec l’aide de la « Maman ».
Un dernier aspect : une bonne maman ne se contente pas d’accompagner ses enfants dans leur croissance, sans éviter les problèmes, les défis de la vie; une bonne maman aide aussi à prendre des décisions définitives, dans la liberté. Ce n’est pas facile ; mais une maman sait le faire. Mais que signifie liberté ? Ce n’est certainement pas faire tout ce que l’on veut, en se laissant dominer par les passions, ni passer d’une expérience à l’autre sans discernement, ni suivre les modes actuelles; la liberté ne signifie pas « jeter tout ce qui ne nous plaît pas par la fenêtre ». La liberté nous est donnée afin que nous sachions faire les bons choix dans la vie ! Marie, en bonne mère, nous éduque à être comme Elle, capables de faire des choix définitifs, avec cette pleine liberté, par laquelle elle a répondu “oui” au plan de Dieu dans sa vie (cf. Lc 1,38).
Chers frères et soeurs, il est difficile, aujourd’hui, de prendre des décisions définitives ! Le provisoire nous séduit. Nous sommes victimes d’une tendance qui nous pousse au provisoire… comme si nous désirions rester adolescents toute la vie ! N’ayons pas peur des engagements définitifs, des engagements qui impliquent et concernent toute la vie ! De cette façon notre vie sera féconde !
Toute l’existence de Marie est un hymne à la vie, un hymne d’amour à la vie: elle a enfanté Jésus dans la chair et a accompagné la naissance de l’Eglise sur le Calvaire et au Cénacle. La « Salus Populi Romani » est la maman qui nous donne la santé pour grandir, pour affronter et dépasser les problèmes, pour nous rendre libres en vue des choix définitifs; la maman qui nous enseigne à être féconds, à être ouvert à la vie et à être toujours féconds de bien, féconds de joie, féconds d’espérance, à ne jamais perdre l’espérance, à partager la vie avec les autres, la vie physique et spirituelle.
Nous te le demandons ce soir, O Marie, Salus Populi Romani, pour le peuple de Rome, pour nous tous: donne-nous la santé que toi seule peut donner, pour que nous soyons toujours signes et instruments de vie.

jeudi 2 mai 2013

Silence, écoute...

Il y a bien longtemps il me semble que la poésie n'a pas pointé le bout de son nez sur ce blog...
Au retour d'un week end éclair en Provence pour bénir des fiançailles, voici un court poème de Paul Jean Toulet à propos d'un lieu au romantisme affiché...

En Arles

Dans Arles, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,


Prends garde à la douceur des choses. 
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd ;


Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c'est d'amour,
Au bord des tombes.

Paul Jean Toulet

Benoît XVI is back...




mardi 30 avril 2013

Today...


Fête de St Pie V, pape
Vitrail église Notre Dame de Guéret

lundi 29 avril 2013

En prélude à un évènement diocésain...

... Voici l'homélie du Pape François pour une confirmation le 28 avril, 
place St Pierre : 

Chers frères et sœurs ! Très chers confirmands ! Bienvenue !
Je voudrais vous proposer trois pensées simples et brèves sur lesquelles réfléchir.
    1. Dans la deuxième lecture nous avons entendu la belle vision de saint Jean : un ciel nouveau et une terre nouvelle et puis la Cité Sainte qui descend d’auprès de Dieu. Tout est nouveau, transformé en bien, en beauté, en vérité ; il n’y a plus de plainte, de deuil…Cela c’est l’action de l’Esprit Saint : il nous apporte la nouveauté de Dieu ; il vient à nous et fait toutes choses nouvelles, il nous change. L’Esprit nous change ! Et la vision de saint Jean nous rappelle que nous sommes tous en marche vers la Jérusalem du ciel, la nouveauté définitive pour nous et pour toute la réalité, l’heureux jour où nous pourrons voir le visage du Seigneur, - ce visage merveilleux, si beau du Seigneur Jésus - où nous pourrons être avec lui pour toujours, dans son amour.
Voyez, la nouveauté de Dieu ne ressemble pas aux nouveautés mondaines, qui sont toutes provisoires, elles passent et on en recherche toujours plus. La nouveauté que Dieu donne à notre vie est définitive, et pas seulement dans l’avenir, quand nous serons avec lui, mais aussi aujourd’hui : Dieu est en train de tout faire nouveau, l’Esprit Saint nous transforme vraiment et veut transformer, à travers nous aussi, le monde dans lequel nous vivons. Ouvrons la porte à l’Esprit, laissons nous guider par lui, laissons l’action continue de Dieu faire de nous des hommes et des femmes nouveaux, animés par l’amour de Dieu, que l’Esprit Saint nous donne ! Qu’il serait beau si chacun de vous, le soir pouvait dire : aujourd’hui à l’école, à la maison, au travail, guidé par Dieu, j’ai accompli un geste d’amour envers mon camarade, mes parents, une personne âgée ! Que c’est beau ! 
    2. Une deuxième pensée : dans la première lecture Paul et Barnabé affirment qu’ « il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu » (Ac 14, 22). Le chemin de l’Église, de même que notre chemin chrétien personnel, ne sont pas toujours faciles, ils rencontrent la difficulté, l’épreuve. Suivre le Seigneur, laisser son Esprit transformer nos zones d’ombre, nos comportements qui ne sont pas selon Dieu et laver nos péchés, c’est un chemin qui rencontre de nombreux obstacles, en dehors de nous, dans le monde, et aussi en nous, dans le cœur. Mais les difficultés, les épreuves, font partie de la route pour parvenir à la gloire de Dieu, comme pour Jésus, qui a été glorifié sur la Croix ; nous les rencontrerons toujours dans la vie ! Ne pas se décourager ! Nous avons la force de l’Esprit Saint pour vaincre ces épreuves.
    3. Et j’en viens au dernier point. C’est une invitation que je vous adresse à vous confirmands et à tous : demeurez solides sur le chemin de la foi avec une ferme espérance dans le Seigneur. Là se trouve le secret de notre chemin ! Lui nous donne le courage d’aller à contre-courant. Écoutez bien, les jeunes : aller à contre-courant ; cela fait du bien au cœur, mais il nous faut du courage pour aller à contre-courant et lui nous donne ce courage ! Il n’y a pas de difficultés, d’épreuves, d’incompréhensions qui doivent nous faire peur si nous demeurons unis à Dieu comme les sarments sont unis à la vigne, si nous ne perdons pas l’amitié avec lui, si nous lui faisons toujours plus de place dans notre vie. Ceci aussi et surtout si nous nous sentons pauvres, faibles, pécheurs, parce que Dieu donne force à notre faiblesse, richesse à notre pauvreté, conversion et pardon à notre péché. Il est si miséricordieux le Seigneur : si nous allons à lui, il nous pardonne toujours. Ayons confiance dans l’action de Dieu ! Avec lui nous pouvons faire de grandes choses ; il nous fera sentir la joie d’être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jeunes, jouez votre vie pour de grands idéaux !
Nouveauté de Dieu, épreuve dans la vie, solides dans le Seigneur. Chers amis, ouvrons grande la porte de notre vie à la nouveauté de Dieu que nous donne l’Esprit Saint, pour qu’il nous transforme, nous rende forts dans les épreuves, renforce notre union avec le Seigneur, nous fasse demeurer solides en lui : c’est une vraie joie ! Qu’il en soit ainsi !

Et toc..!



"La convention n'est pas la morale. La religiosité n'est pas la foi. Attaquer les premières n'est pas assaillir les secondes."

Charlotte Brontë. 1847

jeudi 25 avril 2013

Etoile de la mer...

Marie est cette noble étoile, dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers; Elle illumine le monde et échauffe les âmes, Elle enflamme les vertus et consume les vices. Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples…
O toi qui te vois balloté dans le courant de ce siècle au milieu des orages et des tempêtes de manière plus périlleuse que si tu marchais sur terre, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer dans les tempêtes.
Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie vers Marie. Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie. Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pense à Marie. Que son Nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.
En suivant Marie, on ne dévie pas, en la priant on ne désespère pas, en pensant à elle, on ne se trompe pas.
Saint Bernard
Sermon 2
Louanges à Marie

mardi 23 avril 2013

C'est d'actualité...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;


Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;


Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;


Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

lundi 22 avril 2013

En prélude...


Retour de pèlerinage...

jeudi 11 avril 2013

Et hop !


"Va où le vent te mène, va !"

Solidarité...


mercredi 10 avril 2013

Rayonnant de la joie pascale...


La lumière du Christ est un jour qui n’a pas de nuit, un jour qui n’a pas de fin. […] Que le Christ soit lui-même ce jour, l’Apôtre nous le dit : La nuit est partie, le jour est arrivé. La nuit est partie, dit-il, donc elle ne viendra plus ; comprenez-le : lorsque survient la lumière du Christ, elle dissipe les ténèbres du démon, et elle n’est pas suivie par la nuit du péché ; elle chasse par sa splendeur permanente l’obscurité présente, elle arrête la progression sournoise du péché.


Maxime de Turin (évêque, mort en 423)
Homélie pour la Pâque 

mardi 9 avril 2013

Clin d'oeil...


Reflet d'or dans un oeil noir...

mercredi 3 avril 2013

Homélie du Pape François pour la messe chrismale


Chers frères et soeurs,
C’est avec joie qu’en tant qu’Evêque de Rome, je célèbre cette première Messe chrismale. Je vous salue tous avec affection, vous en particulier chers prêtres qui vous souvenez avec moi aujourd’hui du jour de votre Ordination.
Les lectures et le psaume nous parlent de ceux qui ont reçu l’onction: le serviteur de Dieu chez Isaïe, le roi David, et Jésus, Notre Seigneur. Les trois ont en commun que l’onction qu’ils reçoivent, est pour oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs. Leur onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les opprimés… Une très belle image de cet « être pour » du Saint Chrême est celle que nous offre le psaume : « On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur les bords de son vêtement » (Ps 132 (133), 2). L’image de l’huile qui se répand - qui descend de la barbe d’Aaron jusqu’à la bordure de ses vêtements sacrés, est l’image de l’onction sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux confins de l’univers représenté par les vêtements.
Les vêtements sacrés du grand prêtre sont riches de symboles ; l’un d’eux est celui du nom des fils d’Israël inscrit sur les pierres d’onyx qui ornaient les épaulettes de l’éphod, dont provient notre actuelle chasuble, six noms sur la pierre de l’épaule droite, et six sur celle de l’épaule gauche (cf. Ex 28, 6-14). Sur le pectoral aussi étaient inscrits les noms des douze tribus d’Israël (cf. Ex 28, 21). C’est-à-dire que le prêtre célèbre en chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en portant leurs noms gravés en son coeur. Revêtir notre humble chasuble peut bien nous faire sentir, sur les épaules et dans notre coeur, le poids et le visage de notre peuple fidèle, de nos saints et de nos martyrs. De la beauté de la chose liturgique, qui n’est pas seulement un ornement et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé, considérons-en l’action !
L’huile précieuse qui oint la tête d’Aaron ne se contente pas de parfumer sa personne mais se diffuse et atteint toutes les ‘périphéries’. Le Seigneur le dira clairement : son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que l’huile deviendrait rance … et le coeur amère.
On reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple. Quand nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte : lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visagede ceux qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Evangile annoncé avec l’onction, lorsque l’Evangile que nous prêchons, arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche comme l’huile d’Aaron aux extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations limites, les ‘périphéries’ où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi.
Les fidèles nous en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont encourager à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver jusqu’au Seigneur : « priez pour moi, père, car j’ai tel problème… » ; « bénissez-moi » et « priez pour moi », sont des signes de ce que l’onction est parvenue jusqu’à l’extrémité du manteau car elle est transformé en demandes.
Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois seulement matérielle ou même banale - mais elle l’est seulement apparemment -, le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons.
Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur, l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse lorsqu’elle toucha le bord de son manteau. Cet épisode de la vie de Jésus, présent au milieu des gens qui le pressent de partout, traduit toute la beauté d’Aaron vêtu comme prêtre avec l’huile qui descend le long de ses vêtements. C’est une beauté cachée qui resplendit seulement pour des yeux remplis de la foi de cette femme qui souffrait de pertes de sang. Les disciples eux-mêmes - futurs prêtres - ne réussissent pas à voir, ni ne comprennent : de la ‘périphérie existentielle’, ils voient seulement la superficialité de la multitude qui presse departout Jésus jusqu’à le suffoquer (cf. Lc 8, 42). Le Seigneur, en revanche, sent la force del’onction divine qui arrive jusqu’aux bords de son manteau.
C’est ainsi que nous devons faire l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité rédemptrice : aux ‘périphéries’ où se trouve la souffrance, où le sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des prisonniers de tant de mauvais patrons. Ce ne sont pas précisément dans les auto-expériences ou les introspections répétées qui nous rencontrons le Seigneur : les cours pour s’aider soi-même dans la vie peuvent être utiles, mais vivre passant d’un bord à l’autre, de méthode en méthode, pousse à devenir pélagiens, à minimiser le pouvoir de la grâce qui s’actualise et croît dans la mesure selon laquelle, avec foi, nous sortons pour nous donner nous-mêmes et pour donner l’Evangile aux autres ; pour donner la petite onction que nous tenons à ceux qui n’ont rien de rien.
Le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie - je ne dis pas « jamais » car, grâce à Dieu, nos fidèles nous ‘volent’ l’onction -, perd le meilleur de notre peuple, ce qui est capable d’allumer le plus profond de son coeur de prêtre. Celui qui ne sort pas de lui-même, au lieu d’être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire. Nous connaissons tous la différence : l’intermédiaire et le gestionnaire « ont déjà reçu leur récompense », et comme ils ne paient pas d’eux-mêmes, ni de leur coeur, ils ne reçoivent pas non plus un merci affectueux qui vient du coeur. De là provient précisément cette insatisfaction chez certains qui finissent par être tristes et convertis en collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés au lieu d’être des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’, - je vous demande d'être des pasteurs qui portent l'odeur des brebis! - pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d’hommes.
En vérité, la dite crise d’identité sacerdotale nous menace tous et se greffe sur une crise de civilisation ; mais si nous savons dompter cette vague, nous pourrons avancer au large au nom du Seigneur et jeter les filets. Il est bon que la réalité même nous pousse à aller là où ce que nous sommes par grâce apparaît clairement comme étant pure grâce, sur cette mer du monde actuel où seule compte l’onction - et non la fonction -, et seront remplis les filets jetés seulement au nom de Celui en qui nous nous sommes confiés : Jésus.
Chers fidèles, soyez proches de vos prêtres par l’affection et par la prière afin qu’ils soient toujours des pasteurs selon le coeur de Dieu.
Que le Père renouvelle en nous, chers prêtres, l’Esprit de Sainteté par lequel nous avons reçu l’onction, qu’Il le renouvelle en notre coeur de telle manière que l’onction rejoigne tous, même les ‘périphéries’, là où notre peuple fidèle en a le plus besoin et l’apprécie. Que nos fidèles nous sentent disciples du Seigneur, qu’ils comprennent que nous sommes revêtus de leur noms, et que nous ne cherchons nulle autre identité ; qu’ils puissent recevoir, par nos paroles et nos oeuvres, cette huile de joie que Jésus, l’Oint du Seigneur, est venu nous donner. Amen.

lundi 1 avril 2013

Octave de Pâques


Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jn 20, 3 - 8