mercredi 18 avril 2018

Politique...

M. de Vergennes, ministre des Affaires Etrangères, promettait au duc de Manchester, ambassadeur du roi d'Angleterre à la cour de France, quelque chose dont le duc paraissait douter. 
Pour le rassurer, il lui dit : "Monsieur le duc, vous pouvez m'en croire ; je ne vous parle pas ici en ministre, mais en gentilhomme." 


jeudi 5 avril 2018

Réussito !

Rire souvent et sans restriction ; s'attirer le respect des gens intelligents et l'affection des enfants ; tirer profit des critiques de bonne foi et supporter les trahisons des amis supposés ; apprécier la beauté ; voir chez les autres ce qu'ils ont de meilleur ; laisser derrière soi quelque chose de bon, un enfant en bonne santé, un coin de jardin ou une société en progrès ; savoir qu'un être au moins respire mieux parce que vous êtes passé en ce monde ; voilà ce que j'appelle réussir sa vie. 
Ralph Waldo Emerson

lundi 2 avril 2018

Il y a 13 ans...

... St Jean Paul II commençait à prier pour nous 
depuis la Maison du Père


dimanche 1 avril 2018

Semaine Sainte. Jour 9


    Voilà, en ce jour de Pâques, une vraie question : dans notre milieu, entourés que nous sommes d’indifférence, de méfiance, voire d’hostilité, sommes-nous de ceux qui – pour ne pas avoir trop d’histoires – préfèrent ne pas s’engager sur ce terrain, ne pas trop s’embarrasser de ces débats (comme l’on dit) ; car on risquerait, nous semble- t- il, d’être repérés comme des identitaires, des ridicules militants zélés. Dans cette optique (à part qu’on fausse tout) la foi risque d’être confinée à la sphère de l’intime, barricadée à l’intérieur des cercles privés. 
    Témoigner, cela veut dire avoir l’honnêteté et le courage de faire des choix personnels dans notre vie. Nous le savons : on ne se met vraiment en jeu que pour exprimer des convictions profondes ; on ne choisit pas de témoigner, de risquer sa propre vie pour des sympathies à l’eau de roses, pour de simples tendances d’opinion. Un vrai témoignage est un test de la solidité de notre foi.
    L’évangile nous dit bien qu’il ne faut être présomptueux. Il est vrai que la foi est avant tout un don de Dieu et nous sommes profondément étonnés de vérifier que des êtres fragiles nous donnent des exemples formidables de foi et de cohérence. D’où leur vient cette force ?
    L’évangile donne une réponse à cette question : le Christ nous précède dans la vie ; il est là avec nous pour nous soutenir et pour nous donner la force de témoigner de lui !
Seigneur, donne-nous de savoir témoigner de toi, Vivant, Ressuscité !


 


Good news !


On ne sait pas où on l'a mis...


samedi 31 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 8.

Le silence...
Rien ne bouge.
Pas un bruit.
La pierre est roulée devant le tombeau
Il repose
C'est l'attente...


Dans le silence...


vendredi 30 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 7

Solitude - Mort - Espérance.
Nous avons entendu l'ample récit de la Passion. Il y a deux versants dans ce texte : la lumière et l’obscurité, la gloire et la croix. L’un et l’autre sont intimement liés. Au cri d’abandon “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ?” correspond ces autres paroles prononcées par le Christ bien avant la crucifixion, comme une annonce : “Celui qui croit dans le Père qui m’a envoyé a la vie éternelle, il est passé de la mort à la vie” (Jn 5, 24) “Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort” (Jn 8, 51). Ces deux versants, ils font partie de notre existence. Avant nous, le Christ les a vécu, aujourd’hui, il les vit avec nous.
En 1662, durant le carême et devant le jeune roi Louis XIV et sa Cour asphyxiée de plaisirs éphémères, Bossuet proclamait ceci : “Chrétiens, Jésus va mourir : il baisse la tête, ses yeux se fixent ; il passe, il expire. C’en est fait, il a rendu l’âme. Sommes nous morts avec lui ? Sommes nous morts au péché ? Allons nous commencer une vie nouvelle ? Qui me donnera chrétiens, que je puisse imprimer cela en vos cœurs ? Que si mes paroles n’en sont pas capables, arrêtez les yeux sur Jésus (...) Je ne vous demande pas pour cela que vous contempliez quelque peinture excellente de Jésus crucifié. J’ai une autre peinture à vous proposer, peinture vivante et parlante (...) Ce sont les pauvres mes frères dans lesquels je vous exhorte de contempler aujourd’hui la Passion de Jésus. (...) Jésus souffre dans les pauvres, il languit, il meurt de faim dans une infinité de pauvres familles. (...) On ne songe qu’à vivre à son aise sans penser à l’amertume et au désespoir où sont abîmés tant de chrétiens ! Voilà donc Jésus délaissé.” (Sermon sur la Passion, Carême du Louvre).    


jeudi 29 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 6.


Jésus à genoux.
Dans ce récit du lavement des pieds, Jean nous raconte ce qui nous introduit dans l'Eucharistie comme pour nous dire : tu ne peux te nourrir de l’Eucharistie  que si tu te laisses purifier le cœur par le baptême, par le baptême de Jésus, par l’eau de son humilité et de sa miséricorde.
Jean n’ignore pas l’Eucharistie. Il en parle longuement dans le discours de Jésus sur l’Eucharistie à Capharnaüm, au chapitre 6 de son Évangile.  Il ne l’ignore pas mais il veut nous y conduire par le seul chemin qui y conduise, c’est-à-dire : nous laisser laver par Jésus.
Il y a 3 ans je crois, le pape François est allé célébrer la messe du Jeudi Saint dans une prison de Rome. Et là, il a lavé les pieds de six hommes et de six femmes de différentes nationalités ; et il y avait  un enfant dans les bras d’une maman et il a lavé les pieds de l’enfant. Et dans l’homélie, le pape a expliqué ce geste, il a dit l’importance d’être lavés. Aux prisonniers, il a dit ceci : « Mais moi aussi, j’ai besoin d’être lavé par le Seigneur. Et par conséquent, je vous demande de prier pour moi pendant cette messe afin que le Seigneur me lave moi aussi de mes saletés afin que je devienne davantage votre serviteur. »
Bonne route !

mercredi 28 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 5.

Jour médian.
A mi chemin.
Avec les lueurs d'une espérance invincible à l'horizon et encore bien dans le présent des épreuves.
Il y a la trahison de Judas et l'annonce du repas avec les disciples.
"Serait-ce moi Seigneur ?"
"C'est toi-même qui l'a dit".
Chacun pose la question, angoissante. Chacun attend la réponse.
Et si la réponse était positive ?
Le mieux est de poser la question de façon positive : fais-je partie Seigneur de ceux qui veulent changer leur coeur ? Fais-je partie de ceux qui oeuvrent pour que la Vérité - que Tu es - triomphe ?
"C'est toi même qui l'a dit".
Entre dans la joie de ton maître !

mardi 27 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 4.


Messe chrismale.

Plein de prêtres. Un évêque. 
Elle était belle la lumière dans la cathédrale en cette fin d'après midi...
Renouvellement des promesses. 
Redire des engagements fous pour les pauvres que nous sommes, les redire avec force, sans retenue.
C'est le Christ qui fait les saints, pas nous. 
Et c'est bien ainsi.
Le temps était bien maussade mais qu'importe. 
Souvent, le temps se fait semblable à notre humeur, et ce soir, en sortant de la cathédrale une lueur tenace et vive persistait à déchirer la pluie. 

lundi 26 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 3.

Judas : vieux ronchon !
Marie qui verse du parfum sur les pieds de Jésus, ça te gène en quoi ?
Bienvenue Jésus ! Ta présence est comme ce parfum, elle diffuse autour d'elle.
Et après ton départ, l'odeur demeure qui est encore une présence.
Bien sûr, tu prends bien soin de mentionner les pauvres à secourir, histoire de... Prendre la pose en se donnant le beau rôle : moi je ne gaspille pas, je pense aux pauvres...
Marie souhaite la bienvenue, avec ce qu'elle a : elle verse le parfum.
Un peu de douceur, de paix qui déborde.
Le Moment approche, l'heure vient.
Où donc ai-je laissé ce flacon de parfum ?
Le parfum de mes joies, de mes actions de grâce .
Le parfum de mes espoirs et de mon espérance.
Le parfum de ma capacité infinie d'aimer. Le parfum de tous ceux que j'aime.
Ah si je l'aperçois, rangé au fond du placard.
Puisse ma prière verser sur les pieds de Jésus au seuil de sa Passion ce parfum qui a grand prix à ses yeux...


dimanche 25 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 2.

Dans ce monde de brutes...
Quelques femmes discrètes. 
Une anonyme versant du parfum sur les pieds de Jésus. 
Deux qui regardent de loin "l'endroit où on l'a mis"...
Je les ai presque vu ce matin durant les deux eucharisties paroissiales. Elles étaient là, attentives, silencieuses, intensément présentes. 
Je les ai vu le regard humide, distantes mais pas trop, avec une attitude pleine de révérence. Elles ne déchirent pas leurs vêtements de douleur, pas de grande démonstration. Elles sont là. 
Ces lueurs dans l'ombre...
Durant cette semaine, essayons de faire comme ces femmes. 
Regardons, contemplons l'endroit où se tient Jésus. Contemplons le agir, peu parler. 
Contemplons le dans le service et le don.
Et mettons nos pas dans les siens.


samedi 24 mars 2018

Semaine Sainte. Jour 1.

Impressions étranges au réveil.
Décès du colonel Arnauld Beltrame qui a pris la place d'otages et l'a payé de sa vie. 
Actualisation de la montée vers Pâques sans qu'il soit bien nécessaire de développer. 
La liturgie nous offre à contempler le Christ entrant à Jérusalem sous les acclamations et peu de temps après être en but à la hargne de la foule, et le payer de sa vie. 
Le sang versé nous est demandé d'une manière ou d'une autre.
Le oui au Christ est à ce niveau. 
Le reste s'envole dans le vent du soir...


mardi 13 mars 2018

lundi 19 février 2018

vendredi 9 février 2018

Waterloo, Waterloo morne plaine...


La nuit lorsque tout dort...


jeudi 8 février 2018

Sorrow

Il y a des deuils dont on ne guérit pas - ou difficilement. Je ne parle pas là des défunts de la famille parce que là c'est pire, c'est le même sang qui s'écoule, à jamais.
Les morts qu'on ne connaît pas et qui pourtant font partie de la vie à la manière de ces cousins éloignés qui reviennent tous les deux ans d'une chasse aux lions ou d'une course en solitaire en surgissant, portés par un courant d'air dans la maison de famille, soufflant la routine comme une chandelle usagée.
Jean Rochefort, Claude Rich, Jean d'Ormesson. Elégance et sourire, dignité et légèreté, profondeur et pétillement. 
Ils s'éloignent sur les mêmes navires qui les ont amenés et nous restons bien sots sur le quai, agitant la main, écrasant une larme et exhalant un soupir. 
Bien sûr, il y a l'espérance. On n'a pas pu donner autant de bonheur sans en recevoir bien plus en éternité. La vie ne se termine pas sur les quais d'où les vaisseaux partent pour ne plus revenir. Elle rejoint une aspiration plus haute, une espérance plus violente, un souffle intarissable. Et ma foi leur donne le nom de Dieu, celui de Jésus Christ.
Dieu est amour.
Ce qui n'empêche pas que la peine soit lourde. 

dimanche 21 janvier 2018

Step by step...

Le cardinal de Polignac causait avec mme la duchesse du Maine sur le martyre de St Denis. 
Conçoit-on, madame, que ce saint portât son chef dans ses mains pendant deux lieux... deux lieux !.. 
Oh monseigneur! lui répondit madame du Deffant, qui était présente, il n'y a que le premier pas qui coûte.

dimanche 31 décembre 2017

dimanche 24 décembre 2017

mercredi 20 décembre 2017

Etoile...


Quelle que soit la folie du temps présent, la vraie puissance de Dieu est apparue. Et il nous faut comprendre de quelle nature est la puissance qui amène avec elle la paix : Dieu est tellement puissant que même notre faiblesse ne l’empêche pas de venir, et de se faire l’un de nous. Dieu est tellement puissant qu’il y a la crèche. Bien plus, la crèche et la croix : Dieu est tellement puissant que même la mort ne l’empêche pas de nous rejoindre. Et voilà le jour qui va se lever. Nous fêtons la paix que la puissance de la douceur, de la tendresse, de la miséricorde, de la vitalité de Dieu nous apporte…

vendredi 15 décembre 2017

mardi 12 décembre 2017

Homélie pour les obsèques de Jean d'Ormesson

Il y a quelques jours, il m’a été donné de célébrer les obsèques d’une belle-sœur de celui qui nous réunit ce matin. Au début de la liturgie, Jean d’Ormesson a pris la parole de façon bouleversante. Avec des sanglots dans la voix, en évoquant les joies de la vie bien sûr (la Corse, les voyages, l’élégance…) et puis sur le ton de la prière : « Seigneur, accueille-la dans ta lumière, dans ta paix, dans ta gloire ».
Ce matin, il y a des sanglots dans nos voix et dans nos cœurs, comme dans le cœur de tant de Français pour qui, grâce au Duc de Plessis-Vaudreuil et au vieux château de Saint-Fargeau, grâce à « Apostrophes » et à la télévision, grâce au « chant d’espérance » qui retentit par chacune de ses œuvres, Jean d’Ormesson était devenu comme un père, un frère, un ami. Il y a des sanglots dans nos cœurs – Jésus lui-même a pleuré son ami Lazare – mais il y a aussi, grâce à Jean d’Ormesson, davantage d’amour de la vie, davantage d’émerveillement devant la beauté du monde et du cœur humain, ce que les chrétiens nomment « l’action de grâce » et dont saint Paul fait l’attitude spirituelle par excellence. Il y a les sanglots, il y a l’action de grâce et il y a la prière, pour que Dieu, dont le plaisir est de pardonner, purifie Jean d’Ormesson de tout ce qui en lui a besoin de l’être et achève d’illuminer son beau regard par la splendeur de sa lumière. 
Toute vie humaine constitue comme un « itinéraire de Paris à Jérusalem » pour reprendre le titre de Chateaubriand dont Jean d’Ormesson a si souvent et si bien parlé : un itinéraire du Paris de la culture, de l’élégance et des lumières terrestres vers la Jérusalem céleste, la Jérusalem de joie et de paix évoquée par le Psaume 121, la Jérusalem d’éternité où s’éclaire enfin le mystère du temps sur lequel Jean d’Ormesson s’est tant interrogé. Toute l’existence humaine est comme saisie dans l’appel de Jésus devant le tombeau de Lazare : « Lazare, viens dehors ! ». En dépit des apparences, le Christ ne nous accompagne pas du berceau au cimetière mais nous appelle à sortir progressivement des tombeaux de nos peurs, de nos étroitesses, de nos certitudes trop faciles pour entrer dans la plénitude de sa vie. De L’amour est un plaisir en 1956 au Guide des égarés, il y a quelques mois, Jean d’Ormesson a parcouru, à sa manière, cet itinéraire d’approfondissement et de dilatation intérieure : la marche de son existence, comme celle du « juif errant » de son roman, va pouvoir maintenant s’achever dans « un hosanna sans fin ».
Il y a quelques années, Jean d’Ormesson avait accepté de participer à la rédaction d’un Chemin de Croix, avec certains de ses confrères de l’Académie, comme Pierre Messmer, Maurice Druon, Alain Decaux, Max Gallo, Pierre-Jean Rémy et le Cardinal Lustiger, pour ne citer que ceux qui l’ont précédé dans la Maison du Père. Le commentaire de Jean d’Ormesson à la douzième station, la mort de Jésus sur la croix, prend aujourd’hui une force singulière, la force d’un ultime « chant d’espérance » : « Il n’y a qu’une Révolution dans toute l’histoire de l’humanité : c’est la mort de Jésus sur la Croix. Le chemin de croix est l’image de notre condition. En dépit de tous les bonheurs et de tous les plaisirs passagers qui suffisent à nous faire aimer la vie, nous ne naissons que pour mourir. A travers son chemin de Croix, notre Dieu nous montre la voie sous les traits de son Fils qui se confond avec Lui. Nous vivons avec Lui, nous tombons trois fois, et mille fois, avec Lui, nous sommes soutenus avec Lui par sa Mère, qui est aussi la nôtre, par Véronique, par Simon de Cyrène, nous mourrons avec Lui. Et nous entrons avec Lui dans la Vie éternelle ».
Père Matthieu Rougé

samedi 9 décembre 2017

Derniers mots...

... En forme de testament...